La Dordogne est en train de devenir un véritable désert vétérinaire : les éleveurs s’alarment de cette situation et souhaitent que des solutions soient trouvées pour qu’ils puissent continuer à prendre soin de leurs cheptels avant qu’il ne soit trop tard.JA Dordogne a adressé le 18 septembre un courrier au directeur de la DDCSPP alarmant du manque de vétérinaires qui touche maintenant la majeure partie du département. La situation est très préoccupante voire sans issue dans le Périgord Central où les cliniques vont, soit fermer, soit arrêter la partie rurale du métier et se consacrer aux canins et aux félins. Nous constatons que les cliniques ferment les unes après les autres ou ne veulent plus faire d’interventions dans les exploitations agricoles. Les éleveurs dont les vétérinaires n’exercent plus l’activité rurale se retrouvent dans une impasse car les cliniques restantes ne peuvent pas accepter de nouveaux clients. Se pose alors le problème du statut sanitaire des élevages ; si les éleveurs n’ont pas de vétérinaires, ils ne peuvent réaliser de prophylaxie. La Brucellose, la Leucose, l’IBR, la tuberculose et le BVD ne seront plus testés. Les éleveurs ne seront plus qualifiés indemnes de ces maladies. Ils ne pourront plus vendre leurs bêtes sauf par abattage direct. Ils seront de plus exposés à des sanctions. De nombreux éleveurs ne trouvent personne pour réaliser leurs vaccinations FCO ; ce qui rend très difficiles les ventes et impossible l’exportation. Sans vétérinaire, les éleveurs ne peuvent pas réaliser la visite sanitaire imposée par l’Etat qui n’hésitera pas à les pénaliser. De même, pour les urgences, telles que les vêlages difficiles, les retournements de matrice et les euthanasies, des éleveurs se retrouvent sans aucune solution. Que fait-on du bien-être animal dans ces cas-là ? Les éleveurs font face à des situations délicates dans ce désert vétérinaire qu’est devenue la Dordogne. De nombreux problèmes se posent et se poseront de plus en plus :

  • Financiers car les éleveurs ne seront plus autorisés à vendre librement leurs animaux,
  • De respect du bien-être animal lié à l’impossibilité de suivre et de soigner ses animaux avec dignité,
  • De respect de la réglementation imposant un vétérinaire sanitaire avec le risque de sanctions financières.

Le réseau Jeunes Agriculteurs, les éleveurs en première ligne sont ouverts à la discussion avec l’administration, des solutions ont d’ores et déjà été proposées dans le courrier adressé à la DDCSPP. Il est urgent de trouver des solutions à ce problème de désertification des vétérinaires ruraux si nous voulons toujours des éleveurs dans nos campagnes.

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