Appel national à soutenir le travail des agriculteurs, développement du circuit court, la crise du Covid-19 a braqué les projecteurs sur l’agriculture française et ceux qui la façonne. En Dordogne, les Jeunes Agriculteurs ont créé l’hashtag #OnVousNourrit pour rassurer la population sur le risque de pénurie et partager la passion de leur métier. Les consommateurs ont pris conscience de l’importance des agriculteurs. Durant la pandémie, l’agriculture française a nourri la France, la chaine alimentaire a tenu, mais à quel prix ? C’est la question que soulèvent les Jeunes Agriculteurs de Dordogne dans une nouvelle opération d’affichage en bord de routes.

On vous nourrit : À QUEL PRIX ?

Les JA 24 ont placardé dans toute la Dordogne des affiches sur lesquelles ne figure qu’un seul prix, celui qui revient au producteur et une seule question, laissée en suspens : où passe l’argent ? Lorsque les consommateurs iront faire leur course, ils croiseront forcément la route d’une affiche JA 24. L’objectif de cette communication est de dénoncer les marges prises par les transformateurs et les distributeurs. Elle s’appuie sur le rapport 2019 de l’Observatoire de la Formation des Prix et des Marges qui recense l’écart entre les coûts de production agricole et les prix de vente en grandes surfaces.

Non-respect de la loi EGAlim

Les Jeunes Agriculteurs de Dordogne saluent l’adoption de la loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires, par l’Assemblée Nationale le 27 mai dernier. Pourtant, la loi EGAlim n’a jamais été appliqué ! En effet, rappelons qu’initialement, cette loi avait pour objectif de payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail. Aujourd’hui, dans certains secteurs, la dégradation des marges nettes est telle que les prix pratiqués ne couvrent pas les coûts de production.

Éveiller la curiosité du consommateur

En tant que consommateurs, nous avons tous déjà regardé notre ticket de caisse après nos courses pour comprendre les tarifs. Nous avons tous en tête le prix d’une brique de lait, d’un steak haché, ou d’une barquette de fraises gariguettes, mais combien savent que la valeur ajoutée perçue par l’agriculture représente 6,5 € pour 100 € de consommation alimentaire ? Alors oui, la question se pose : où passe l’argent ? Une chose est sûre, pas dans les mains des agriculteurs, ni des consommateurs.

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