La FNSEA, JA, les Chambres d’agriculture France et Irrigants de France se félicitent des prises de paroles récentes des ministres Didier Guillaume et Emmanuelle Wargon, reconnaissant la nécessité de stocker l’eau pour anticiper les pénuries et sécuriser la production alimentaire française.

De nouveau, l’agriculture française a fait les frais d’un été frappé par une sécheresse historique dont les effets ont été amplifiés par 3 canicules. En raison du déficit hydrique, près de 20 % du territoire subit des limitations ou des suspensions de certains usages de l’eau. Les manques de fourrages pour les animaux et des baisses de rendement des productions végétales se font ressentir depuis plusieurs semaines et suscitent de graves inquiétudes pour les récoltes à venir. Ces répercussions vont se poursuivre jusqu’à l’hiver prochain. 

Or de l’eau, nous en avons. Notre pays dispose de la seconde ressource en eau renouvelable en Europe. Comment alors comprendre que la France a un taux d’irrigation inférieur à la moyenne européenne, derrière le Danemark et les Pays-Bas ?  Comment expliquer, malgré nos multiples alertes, que la France ne stocke toujours que 4,7% des flux annuels ?

Dans le contexte de changement climatique que nous vivons, l’une des solutions réside bien dans le stockage de l’eau hivernal et la sécurisation via le transfert sur la majorité des territoires. La mise en place de retenues permet de mobiliser l’eau des pluies abondantes pour l’utiliser en période de sécheresse, et contribue à lutter contre les incendies, abaisser les températures, préserver la biodiversité et maintenir une agriculture résiliente.

Nous défendons une vision territoriale de la gestion de l’eau en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux. Suite aux conclusions des Assises de l’Eau, nous attendons la mise en œuvre dès maintenant de la nouvelle instruction sur les projets de territoire pour la gestion de l’eau.  Arrêtons de tergiverser ! L’Etat doit mettre les moyens pour aboutir à la réalisation effective d’ouvrages de stockage d’eau là où ils sont économiquement et techniquement pertinents et simplifier les procédures d’instruction.

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